Studio 34 – la résidence de création

La résidence de création

La Résidence du STUDIO 34 est le lieu d’accueil pour les cinéastes émergent·e·s qui souhaitent fabriquer leurs premiers films de court ou de moyen métrage. Sans prérequis d’expérience ou de formation, les résident·es postulent via un appel à projet annuel.

Encadrés par une quinzaine de professionnel·les du cinéma (producteur·ices, scénaristes, réalisateur·ices, technicien·nes), les résident·es sont accompagnés dans la fabrication de leur film de l’écriture à la diffusion en salle et en festival. 

La première résidence a débuté en février 2021, et suit actuellement trois des cinq projets sélectionnés en post-production, avec deux projets terminés et projetés dans des festivals. 

Il n’y a pas de date d’appel à candidatures pour la prochaine résidence actuellement. Les informations concernant le prochain appel seront publiées sur le site.

La résidence du Studio 34 est née dans l’ébullition de l’occupation du cinéma La Clef. Elle  prolonge son fonctionnement horizontal et de défense des films fragiles à la création cinématographique ; les cinq films de la première résidence sont produits collectivement par des professionnel·les du cinéma bénévoles et intervenant·es du milieu cinématographiques (producteur·ices, réalisateur·ices, technicien·nes…).

Les Films

Tutto Apposto Gioia Mia 

de Chloé Lecci López

Depuis l’arrestation de mon père, j’enregistre nos conversations téléphoniques. Comme tous les étés, je me rends à Catane en Sicile afin de rendre visite à ma famille paternelle.

Cette fois-ci je les filme et les interroge sur ce qu’a été la jeunesse de mon père. En arpentant la ville volcanique, je rencontre Giulio, un jeune homme de dix-huit ans. À partir de nos échanges, je cherche à comprendre pourquoi le chemin de la délinquance est parfois la seule issue.

La résidence

J’ai eu la chance de participer à la résidence du Studio 34 durant laquelle cinq encadrants m’ont accompagnée, de l’écriture à la post-production pour réaliser mon projet de film. Le Studio 34 m’a donné et fait confiance, m’a offert un espace libre pour créer ainsi que tous ce dont j’avais besoin pour mener à bien mon projet. Obtenir des aides ou encore des résidences d’écriture pour un premier film est souvent très difficile et verrouillé. Le Studio 34 est essentiel, il a été un tremplin pour moi et d’autres jeunes auteurs et autrices.

Liste des festivals

Lune D’or et Prix du public au festival 7e Lune, Paris

Prix Zalab à Frontdoc, Aoste, Italie

FLiMM Paris, non compétitif

Mention spéciale du jury au Cinemed, Montpellier

Prix meilleur film Cinema brut, Marseille

Fanatici Festival, Naples

Écrans du réel, Le Mans

Mention du Jury aux Écrans documentaire, Arcueil

À venir

Festival Entrevues, Belfort

Territoires en image, Paris

First Doc, Tunis, Tunisie

Projection spéciale au centre Georges Pompidou le 1e mars 2023

Petits Cauchemars 

de Thomas Hirgorom

Dans la nuit, une femme trouve des textes d’un homme disparu. Que peuvent-ils bien raconter ?

Biographie :

Venant de l’anthropologie et de l’ethnomusicologie, Thomas s’est orienté vers le documentaire pour allier un travail de terrain provenant des sciences sociales et une vision cinématographique.

La résidence :

Sans la résidence au cinéma La Clef ce film n’aurait jamais été aussi abouti. Elle m’a sorti de la solitude qui peut exister au moment de l’écriture d’un film indépendant en proposant un lieu de vie commune pour échanger sur les films en cours. Lieu de vie, lieu de lutte, lieu d’idées politiques et artistiques. Un lieu comme celui-ci est nécessaire pour voir un cinéma politiquement ou artistiquement différent.

Post-Production

Boï

de Lucien Pin

BOÏ est un autoportrait.
Le portrait fantasmé de mon corps trans sans transition.
Je sais qui je suis. Je sais aussi ce que je suis, au fond.
Je suis un garçon que l’on mégenre au féminin.
Je suis un garçon avec des hanches et des seins.
Je ne suis pas une femme née femme.
Je ne suis pas un homme né homme.
Je suis un boï. Je suis Lucien.

Biographie :

Lucien a 25 ans, il est un homme trans (il/iel) vivant à Paris et originaire de Charente et Charente Maritime. Il a étudié la production à La Fémis où il ne pouvait pas réaliser de films de la sorte. Il s’est rapproché de La Clef Revival pour la résidence du studio 34 puis y est resté par amour pour ce cinéma. Aujourd’hui, il a fini sa transition mais son film témoigne de cet entre-deux où l’on hésite à sauter le pas.

Tarasca

de Nathanaël Ruiz de Infante

L’air ambiant s’alourdit,
Ça fait un moment que je le ressens.
Cet air est lourd,
Je le sens sur ma peau.
Aujourd’hui des étrangers sont venu nous aviser
Qu’une bête s’approche.


Joachim, un journaliste aventureux part avec son équipe de tournage à Tarascon pour documenter les dégâts provoqués par le Rhône dans la région.
Au fil de ses interviews, son voyage se transforme en une quête initiatique à la rencontre du fleuve et de la créature légendaire qui l’habite : la Tarasque.
Les habitants acceptent peu à peu de l’initier à différentes pratiques et de le former pour ce qui deviendra finalement une obsession : trouver la créature et comprendre ce qui la retient.

La résidence

Cette aventure avec le STUDIO 34 a été extrêmement importante car elle m’a permis de comprendre que je voulais travailler autour du cinéma, que ce soit en réalisant ou en accompagnant des projets qui m’intéressent. 

Cette année d’écriture et de création collective m’a montré qu’une telle organisation pouvait donner des outils que d’autres ont pu trouver en faisant des écoles institutionnelles. Des outils et connaissances de professionnels sont partagées, chacun apporte ses compétences sur la table et repart avec des savoirs nouveaux. 

Le STUDIO 34 c’est la force d’enseigner pour des jeunes, par des jeunes, avec un apprentissage continu des deux côtés. Cela donne des projets qui ont été pensés et construits en collectif. Quand on parle de films, j’ai l’impression que travailler en groupe c’est ce qu’il y a de plus fort et d’intéressant et c’est le cœur de STUDIO 34.

Tête Machine

de Mona Lefèvre