10/10/2026 @ 20:00
de Bani Khoshnoudi (en sa présence)
Cycle : 2026
2010 / Iran / 1h34 / VostFr
Prenant pour point de départ et thème central les soulèvements de 2009 en Iran, le film questionne les idées de collectivité, d’autorité, de patriarcat, de mémoire et de répétition par une remise à plat de l’histoire de l’Iran moderne et des images qui ont servi à le construire. Connectant et déconnectant les images fondatrices de la conscience révolutionnaire, le film envisage l’utilisation de l’image en mouvement comme relevant d’une obsession pour une certaine version de la modernité et de la révolution.
« En Iran, les élections confisquées de juin 2009 ont entraîné de grandes manifestations, une opposition violente et de nombreux morts. Bani Khoshnoudi récupère, juxtapose, analyse des images tournées à la volée par des caméras bon marché ou par des téléphones, apportant un éclairage nécessaire sur la révolte de 2009, qui a valu au film de rester dans la clandestinité pendant plusieurs années. Mais les plans de 2009 sont aussi mis en perspective. The Silent Majority Speaks brosse un grand tableau constitué d’images d’archives et nous raconte un siècle tissé de révoltes et de répression sans fin, qui perdure encore aujourd’hui. De cette mise en perspective, de cette puissante réflexion tant verbale que visuelle, résulte une indispensable fresque sur l’Iran à la lumière de ses aspirations à la démocratie. » (Jocelyne Saab)
« « Chaque visage pourrait être celui d’un prisonnier politique ou d’un martyr« , explique Bani Khoshnoudi dans The Silent Majority Speaks, tourné à Téhéran en 2009 lors de la Révolution verte, puis diffusé clandestinement sous le pseudonyme « The Silent Collective » jusqu’en 2013. Attester d’un soulèvement populaire contre la dictature, tout en prenant soin de ne pas mettre en danger ceux qu’elle filme, récapituler un siècle de soulèvements politiques plus ou moins insurrectionnels et toujours réprimés dans le sang, réfléchir les fonctions létales, toxiques ou au contraire émancipatrices des images : l’ensemble de ces tâches remplies par The Silent Majority Speaks indique d’emblée l’exigence envers elle-même qui anime la plasticienne, cinéaste et productrice Bani Khoshnoudi. Fuyant tout dogmatisme, elle développe ce que l’on pourrait appeler « un activisme de la question« , qui s’est exercé successivement sur les manifestations populaires en Iran, la politique anti-migratoire en France, la culture zapotèque au Mexique. Dans un ouvrage consacré à l’auto-émancipation dont le titre, Les sauvages dans la cité, assone avec le nom choisi par Bani Khoshnoudi pour sa maison de production ainsi placée sous l’égide de Claude Lévi-Strauss, « la Pensée sauvage« , l’historien René Parize distinguait « le savoir de soumission » (unique) et « les savoirs de révolte » (nombreux). Confronté à la censure politico-religieuse autant qu’aux stratégies d’autocensure, le travail de Bani Khoshnoudi développe les savoir et savoir-faire de révolte, avec pour premier terrain d’exercice la façon dont les oppressions intimes somatisent et reconduisent les répressions politiques. » (Nicole Brenez)



Bande annonce :
Informations pratiques :
📍 au 34, rue Daubenton – Paris 5e. Les détails d’accès.
ouvert du mercredi au dimanche
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🕘 Lancement de la séance à 20h00
💸 TARIFS
toutes les séances sont à prix libre !
+ adhésion annuelle de 5 à 15€, selon vos moyens
⏰ HORAIRES
le café/bar ouvre une heure avant la séance
la billetterie ouvre 1h avant la séance, sans réservation
🔑 ACCESSIBILITÉ
le café/bar est accessible en fauteuil roulant, mais pas les deux salles de cinéma
si le programme indique que des sous-titres SME sont disponibles, vous pouvez demander leur activation à l’accueil 20mn avant la séance.

