23/01/2026 @ 20:00
des Scotcheuses, la Poudrière, Synaps Collectif Audiovisuel (en présence de membres des collectifs)
Cycles : 16mm 2026 Carte blanche au groupe de recherche Utopies Cinématographiques
2015, 27mn, pellicule super 8 / 2018-2023, Fiction expérimentale, super 8 et 16mm sur video, noir et blanc et couleur, sonore, 22mn / 2010, 22mn
No Ouestern des Scotcheuses / 2015 / 27mn / film en super 8 pellicule / France
Deux auto-stoppeuses et une chambre à air de tracteur débarquent sur une terre libérée. On dirait une fiction mais il n’y a pas vraiment d’intrigue. On dirait la ZAD de Notre-Dame des Landes mais ça pourrait être ailleurs. On dirait que ça se passe maintenant, mais il y a comme des accents pré-capitalistes… Et de mystérieuses créatures venues d’on ne sait où. Suite du processus des Scotcheuses à la ZAD. Le Collectif poursuit son travail politique et poétique et trace le récit des inventions réelles et imaginaires révélées par cet espace en lutte.

Ici ailleurs : Film collectif: La poudrière. Collectif de cinéastes féministes de l’Etna / 2018-2023 / Fiction expérimentale / super 8 et 16mm sur video, noir et blanc et couleur, sonore / 22mn / France
Dedans / dehors, ici / ailleurs, ouvrir des mondes comme des passages… Des créatures s’esquissent, nourries par nos imaginaires, nos rêves, nos sensibilités. Des points de contact se créent entre elles. La vie bruisse, se ramifie de l’une à l’autre.

Carnets de rêves de Baptiste Gourden / 2010 / 22mn / France
Dans le Paris du 19ème siècle, entre réalisme et poésie, se croisent le regard insouciant d’une fillette, la folie d’Anna, une fille de joie et un homme isolé.
Cet homme est déformé du bas du visage. Il n’émet que des sons se rapprochant d’un chant. Il a la particularité de composer de la musique à partir des rêves. Comme s’il traduisait les songes en musique. Il « chante » dans la rue pour vivre. Habitant dans une maison close, il va faire la rencontre d’Anna qui écrit ses rêves dans des carnets et les lui donne. Parallèlement une petite fille, Juliette, écoute quotidiennement l’homme chanter en face de chez elle. Elle aussi écrit et dessine ses rêves.

Le collectif, en tant que composante essentielle du cinéma militant des années 1960 et 1970, a été au centre de plusieurs études de référence – on songe à l’ouvrage de C. Roudé, Le cinéma militant à l’heure des collectifs (2017), consacré à la coopérative Slon. Si des expériences cinématographiques collectives ont existé antérieurement en France, les années 68 ont vu se multiplier des groupes de réalisation et de diffusion, engagés dans les luttes politiques et les débats idéologiques du moment, fondés sur la remise en cause de la traditionnelle division du travail, cherchant à repenser les catégories d’auteur, de film et de spectateur au profit d’un « nous » partagé. Dans la période récente, des projets communautaires ont réapparu à la faveur d’un « renouveau des mouvements contestataires » (I. Sommier) et de l’essor d’« espaces médiatiques alternatifs » (F. Granjon et D. Cardon), associant cinéastes, militants et citoyens, de manière anonyme et non hiérarchique.
Sans sous-estimer les négociations et les conflits qui l’animent et le traversent souvent, cette quatrième journée d’étude du groupe de recherche sur les utopies cinématographiques se demandera comment l’utopie travaille le cinéma collectif et sa portée politique, à partir de démarches militantes ou participatives, reconfigurant la notion d’auteur, sollicitant une plus large participation à l’invention du film ou permettant un accès partagé aux moyens de création. À quelles « formes d’agencement du commun dans les processus de production et de création » (M. Leventopoulos, K. Pór, C. Renouard), ces pratiques collectives donnent-elles lieu ? Dans quelle mesure permettent-elles l’émergence de nouvelles « formes-Communes » (K. Ross), cherchant à défaire les rapports de personnalisation et de domination ?
En fin de journée, la parole sera donnée à trois collectifs d’aujourd’hui :
– La Poudrière, groupe de femmes cinéastes féministes actif entre 2016 et 2020 au sein de l’Etna, laboratoire partagé de cinéma argentique ;
– Les Scotcheuses, collectif « nomade » et « mouvant », produisant et diffusant des films en Super 8 en relation avec des mobilisations citoyennes et des mouvements d’occupation ;
– Synaps Collectif Audiovisuel, association créée en 2007, visant « à développer et soutenir des projets cinématographiques et audiovisuels originaux qui ne trouvent pas leur place dans les grands réseaux de production et de diffusion existants ».
En présence de membres des Scotcheuses, de la Poudrière et de Synaps.
Une carte blanche au groupe de recherche Utopies Cinématographiques.
En clôture de la journée d’étude « Construire des « formes-communes ». Cinémas collectifs d’hier et d’aujourd’hui » (à l’INHA, programme disponible à La Clef et ici en PDF).
Le groupe de recherche Utopies Cinématographiques (Sylvain Dreyer, David Faroult, Sébastien Layerle, Corinne Maury, Clément Schneider), créé en été 2023, déploie ses activités dans un séminaire distribué en journées d’études semestrielles suivant quatre axes :
1°) Utopies de l’art du cinéma ;
2°) Des territoires utopiques aux paysages écotopiques ;
3°) Théories et pratiques utopiques au cinéma ;
4°) Cinémas collectifs d’hier et d’aujourd’hui.
Informations pratiques :
📍au 34, rue Daubenton – Paris 5e. Les détails d’accès.
ouvert du mercredi au dimanche
versions originales sous-titrées
🕘 Lancement de la séance à 20h00
💸 TARIFS
toutes les séances sont à prix libre !
+ adhésion annuelle de 5 à 15€, selon vos moyens
⏰ HORAIRES
le café/bar ouvre une heure avant la séance
la billetterie ouvre 30 mn avant la séance, sans réservation
🔑 ACCESSIBILITÉ
le café/bar est accessible en fauteuil roulant, mais pas les deux salles de cinéma
si le programme indique que des sous-titres SME sont disponibles, vous pouvez demander leur activation à l’accueil 20 mn avant la séance.
