12/03/2026 @ 20:00
de Ariane Papillon (en sa présence), Léon et Osla Maillé
Cycles : 2026 Ni auteur ni maitre
2024, 1976 / France / 1h14, 40mn
La contestation de l’auteur de cinéma et l’invention d’un cinéma collectiviste ont impliqué des tentatives de subversion des relations de pouvoir entre les personnes qui filment et les personnes filmées.
Partager la caméra, est-ce partager le pouvoir ?
Cette séance examine la transmission et la collectivisation des moyens de production cinématographique dans le cadre du cinéma militant et documentaire. Les films de la famille Maillé (1975-1976), et le réseau de cinéma militant constitué autour de la revue « Cinéma et politique », ont fait du partage de la caméra et des savoir-faire cinématographiques un instrument de la lutte des paysans du Larzac et d’autres luttes sociales (1974-1981). Dans le cas d' »À nos amies » (2024), ce sont des adolescentes qui quittent la position d’objet du seul regard d’un·e auteurice pour celle de filmeuses-filmées et correspondantes, à la fois regardantes et regardées, via une appropriation cinématographique des outils, gestes et formats nés des réseaux socionumériques et déterminés par l’outil-smartphone.
Cette séance du cycle « ni auteur ni maître » inaugure nos réflexions sur le cinéma collectiviste comme vecteur de représentation, de pensée et de lutte de groupes minorisés. Nous réfléchirons aussi à la définition même du cinéma collectiviste, et à la tension entre le partage de la caméra et la signature individuelle.
En présence de la réalisatrice et des protagonistes d’À nos amies, ainsi que d’Alexandre Mongis, chercheur et auteur d’un mémoire sur la revue Cinéma Politique.
À nos amies d’Ariane Papillon / 2024 / France / 1h14
Quand j’avais 17 ans, on n’avait pas Instagram, et on n’était pas féministes… “À nos amies” est une correspondance numérique et filmée au téléphone portable entre quatre adolescentes.

2ème ciné-journal des Maillé de Léon et Osla Maillé / 1976 / France / 40mn
Nombreux.ses sont les cinéastes à être allé.es au Larzac et y ont réalisé des films. Mais dans une telle disposition il est difficile de suivre la lutte quotidiennement contre l’extension du camp militaire. Un jour, Léon Maillé, paysan du Larzac, a acheté une caméra super 8, dans sa poche en permanence, alors toujours prête à fonctionner, à devenir une mémoire au service des 103. Ici, la deuxième partie d’une chronique filmée de cette guérilla quotidienne, par Léon et Osla Maillé.



Informations pratiques :
📍 au 34, rue Daubenton – Paris 5e. Les détails d’accès.
ouvert du mercredi au dimanche
versions originales sous-titrées
🕘 Lancement de la séance à 20h00
💸 TARIFS
toutes les séances sont à prix libre !
+ adhésion annuelle de 5 à 15€, selon vos moyens
⏰ HORAIRES
le café/bar ouvre une heure avant la séance
la billetterie ouvre 30 mn avant la séance, sans réservation
🔑 ACCESSIBILITÉ
le café/bar est accessible en fauteuil roulant, mais pas les deux salles de cinéma
si le programme indique que des sous-titres SME sont disponibles, vous pouvez demander leur activation à l’accueil 20 mn avant la séance.


