Hommage à Patricio Guzman

14/10/2026 @ 20:00

"Nostalgie de la lumière" en présence d'Anna Dodier, chercheuse

Cycles : 2026 Asso Le Chien qui aboie
2010 / Chili / 1h30 / VostFr

La Clef rend hommage à Patricio Guzmán

Protéiforme et résolument militante, la filmographie de Patricio Guzmán, exilé à Paris et décédé le 15 septembre dernier, n’a eu de cesse d’émouvoir profondément et d’ouvrir à de nouvelles politiques d’écoute du monde.
En choisissant d’ancrer son cinéma par un regard situé, Guzmán a filmé le Chili et la violence infinie et indélébile de longues années de dictature mortifère.

La Bataille du Chili, véritable épopée documentaire de cinq heures, réalisée entre 1972 et 1979, fonde son cinéma. Guzmán filme les mouvements populaires de la fin des années soixante, la tentative socialiste du gouvernement de Salvador Allende, jusqu’au coup d’Etat, enregistré en direct, plans glaçants et nécessaires.

Avec Nostalgie de la lumière, premier volet de sa “trilogie de la Terre mère”, Patricio Guzmán amorce un tournant “poétique” selon ses propres mots. Métaphysiques, bien sûr politiques et non dénués d’une profonde mélancolie, les trois films constituant la trilogie s’ancrent dans la géographie du pays soit le désert, l’Océan pacifique et la minéralité des sommets andins.

Nostalgie de la lumière est une exploration du désert d’Atacama, espace où se superposent et cohabitent différents temps. Par un magnifique jeu de correspondances, le film tisse une relation entre les femmes de Calama cherchant sans relâche leurs disparus, le regard rivé vers le sol aride du désert, et les astronomes de l’observatoire qui scrutent les traces de la naissance de l’univers dans les étoiles. Le désert d’Atacama devient ainsi le terreau fascinant d’une constellation d’histoires et de temps enchevêtrés.

 

Sur le film : au Chili, à trois mille mètres d’altitude, les astronomes venus du monde entier se rassemblent dans le désert d’Atacama pour observer les étoiles. Car la transparence du ciel est telle qu’elle permet de regarder jusqu’aux confins de l’univers. C’est aussi un lieu où la sécheresse du sol conserve intacts les restes humains : ceux des momies, des explorateurs et des mineurs. Mais aussi, les ossements des prisonniers politiques de la dictature. Tandis que les astronomes scrutent les galaxies les plus éloignées en quête d’une probable vie extraterrestre, au pied des observatoires, des femmes remuent les pierres, à la recherche de leurs parents disparus… (voir la bande-annonce)





 

Informations pratiques :

📍 au 34, rue Daubenton – Paris 5e. Les détails d’accès.
ouvert du mercredi au dimanche
versions originales sous-titrées

🕘 Lancement de la séance à 20h00

💸 TARIFS
toutes les séances sont à prix libre !
+ adhésion annuelle de 5 à 15€, selon vos moyens

⏰ HORAIRES
le café/bar ouvre une heure avant la séance
la billetterie ouvre 1h avant la séance, sans réservation

🔑 ACCESSIBILITÉ
le café/bar est accessible en fauteuil roulant, mais pas les deux salles de cinéma
si le programme indique que des sous-titres SME sont disponibles, vous pouvez demander leur activation à l’accueil 20mn avant la séance.