Débordées de toutes les époques, unissez-vous

23/05/2026 @ 20:00

Julia Mellen, Carole Vidal (en sa présence), Elisabeth Cousew, Josiane Lepennetier, Marie-Claude Heuli, Florence Turner

Cycle : 2026
2025, 1979, 1914 / France, Royaume-Uni / 13mn, 25mn, 9mn / à partir de 12 ans

Les femmes de la revue Débordements (aussi connues sous le nom de Débordées) ont voulu réfléchir à la réappropriation féministes des moyens de représentation. À l’époque des AI girlfriends, des meufs dénudées par Grok, des soldates bien roulées générées par IA par la propagande impérialiste des États-Unis… nous avons décidé de penser avec trois films féministes sur l’auto-représentation.

Daisy Doodad’s Dial, réalisé par l’actrice et cinéaste Florence Turner en 1914, faisait déjà de son visage le champ de bataille de la beauté et du bon goût qu’elle fréquentait dans les grands studios.
En 1978, non loin d’Orléans, un groupe de militantes lesbiennes décide de se saisir de la vidéo légère pour se mettre en scène et politiser leurs images dans Huit Pieds de narcisse dans un champ de caméras.
Face à sa webcam et à ses souvenirs, Julia Mellen entreprend de se remémorer sa fête d’avortement dans un flux de conscience et de pixels.

Les films de la séance :

Abortion Party de Julia Mellen / 2025 / France / 13mn / à partir de 12 ans
Pourquoi ne pas célébrer un avortement ? Souvenir lo-fi d’une soirée sans queue ni tête, avec une webcam, des polygones foireux et un rêve. A l’arrache, l’artiste se filme et se souvient, représente ses souvenirs et son propre corps comme tant de femmes l’ont fait depuis les débuts d’internet : la tête dans le cadre et le flux de conscience déversé dans le flux algorithmique.
Cette tête parlante est inclue dans un environnement modélisé en 3D où se croisent les personnages et les easter eggs d’une fête donnée pour célébrer un avortement, dans les galères de la vie d’artiste que rejoue le dispositif du film. Car Julia Mellen s’adresse autant à qui veut l’écouter qu’à un hypothétique jury auquel elle demande une bourse pour réaliser une « vraie » version du film. Un film matérialiste donc, qui parle autant de thunes que du corps, de la production et de la reproduction.

Huit pieds de narcisse dans un champ de caméras de Carole Vidal, Elisabeth Cousew, Josiane Lepennetier, Marie-Claude Heuli / 1979 / France / 25mn
1978, quatre femmes, lesbiennes, militantes, se forment à la vidéo légère pour se mettre en scène. L’image de nos corps, de nos visages et de nos grimaces nous appartient, s’exclament les bandes magnétiques de cette bande de vidéastes amatrices.
Ces femmes, Membres du Groupe Femmes de Tours, avaient décidé de suivre une formation à la vidéo à la Maison de la culture d’Orléans. Ce film témoigne d’un moment de prise de possession des outils de production des images et des formes du cinéma expérimental par et pour les luttes féministes.

Daisy Doodad’s Dial de Florence Turner / 1914 / Royaume-Uni / 9mn / muet
Une actrice s’improvise réalisatrice pour montrer son (vrai ?) visage à la caméra. Elle, c’est Florence Turner, l’une des premières star d’Hollywood, un temps productrice en Grande-Bretagne au milieu des années 1910. Dans ce film, elle incarne Daisy qui se lance dans un concours de grimaces qui sera émaillé de rebondissements et même d’une rage de dents…

 

En présence de Carole Vidal (membre du collectif qui a réalisé Huit Pieds de narcisse dans un champ de caméras)

Informations pratiques :

📍 au 34, rue Daubenton – Paris 5e. Les détails d’accès.
ouvert du mercredi au dimanche
versions originales sous-titrées

🕘 Lancement de la séance à 20h00

💸 TARIFS
toutes les séances sont à prix libre !
+ adhésion annuelle de 5 à 15€, selon vos moyens

⏰ HORAIRES
le café/bar ouvre une heure avant la séance
la billetterie ouvre 1h avant la séance, sans réservation

🔑 ACCESSIBILITÉ
le café/bar est accessible en fauteuil roulant, mais pas les deux salles de cinéma
si le programme indique que des sous-titres SME sont disponibles, vous pouvez demander leur activation à l’accueil 20mn avant la séance.