Brecht et les mauvais temps nouveaux

26/06/2026 @ 18:00

Un film, un débat et une présentation de livre

Cycle : 2026
1972 / Allemagne / VostFr / 16mn + débat

Un spectre pourrait bien de nouveau hanter le théâtre politique : le brechtisme. Non pas identique à ce qu’il a été mais ajusté aux mauvais temps nouveaux.

 

Le film :

Introduction à la « Musique d’accompagnement pour une scène de film » d’Arnold Schoenberg de Danièle Huillet & Jean-Marie Straub / 1972 / Allemagne / 16mn / VostFr
Danger menaçant, peur, catastrophe : telles sont les indications données par Schoenberg sur sa Musique d’accompagnement pour une scène de film.
Sans soute est-ce là ce qu’il éprouvait en 1923 lorsqu’il écrivit une lettre à Kandinsky pour refuser d’aller au Bauhaus car, comme juif, il ne se sentait accepté nulle part. Cette angoisse fait écho à l’interrogation de Brecht « Comment quelqu’un peut-il dire la vérité sur le fascisme si ce n’est que le monopole conduit à la barbarie« .
Après la lecture de ces deux lettres, le film se clôt sur les comptes-rendus de journaux à propos du procès contre les architectes d’Auschwitz qui ont construit les chambres à gaz et crématoire.
« Ce qui fait d’Einleitung, comme le disent ses auteurs, un « film d’agitation », c’est peut-être son ordre d’exposition, le temps qu’il se donne pour nous restituer ces images pour ce qu’elles sont : des images prises à partir du pouvoir U.S., prises de l’autre côté. Cela consiste à laver les images du tout déjà-vu, à en faire ressortir (faire suinter, mettre en évidence, chasser) le pouvoir qui les a voulues et celui qui voudrait qu’elles ne nous surprennent même plus. » (Serge Daney)

Le livre :

Brecht et les mauvais temps nouveaux d’Olivier Neveux
Un spectre pourrait bien de nouveau hanter le théâtre politique : le brechtisme. Non pas identique à ce qu’il a été mais ajusté aux mauvais temps nouveaux.
C’est que l’oeuvre du dramaturge, poète, metteur en scène et théoricien Bertolt Brecht (1898-1956) engage le théâtre dans la lutte antifasciste et anticapitaliste. Brecht a forgé pour cela des outils (« distanciation », « gestus », « réalisme »…) et travaillé à l’élaboration d’un art populaire et combatif au service du plus grand nombre. À partir d’oeuvres théâtrales contemporaines, demandons-nous donc, avec lui, comment traverser et transformer nos « sombres temps ».
Olivier Neveux poursuit son exploration des rapports que peuvent entretenir le théâtre et la politique. Ici, la politique est communiste et elle requiert de trouver ce qui, dans la radicalité du théâtre, lui permet de participer, à sa manière, à la « destruction de l’ordre existant ».

 

Informations pratiques :

📍 au 34, rue Daubenton – Paris 5e. Les détails d’accès.
ouvert du mercredi au dimanche
versions originales sous-titrées

🕘 Lancement de la séance à 18h00 avec le court-métrage suivi de la discussion autour du livre

💸 TARIFS
toutes les séances sont à prix libre !
+ adhésion annuelle de 5 à 15€, selon vos moyens

⏰ HORAIRES
le café/bar ouvre une heure avant la séance
la billetterie ouvre 1h avant la séance, sans réservation

🔑 ACCESSIBILITÉ
le café/bar est accessible en fauteuil roulant, mais pas les deux salles de cinéma
si le programme indique que des sous-titres SME sont disponibles, vous pouvez demander leur activation à l’accueil 20mn avant la séance.